• Manger… direction le centre ville animé :

Faut pas lésiner, si je me fais jeter c’est pas grave, c’est parti pour le restaurant à la mode, contemporain-japonais (un mélange de cuisine japonais et de cuisine nouvelle) fréquenté par les taiwanais branchouilles entre 25 et 35 ans : JOGOYA.

Lorsque j’arrive une cinquantaine de personne attende devant le resto. Je m’approche du pupitre du « maître d’hôtel » ( ?) et tente de lui parler, mais bon comme d’hab personne ne parle anglais dans cette ville, c’est donc avec les mains qu’il m’explique que je dois d’abord payer, mais comme je suis tout seul je n’attendrais que 10 minutes pour rentrer dans le resto. Ok, pas de problème.

En attendant j’observe la clientèle, que des jeunes, tous en bandes, mini-jupette et jean fashion partout, ba on verra bien à l’intérieur…

Finalement, je rentre dans le resto et là… c’est énorme, plein de table et des buffets dans tous les sens. C’est très classe, décor noir, plein de marbre, plein de mini salles, plein de recoins à découvrir. Derrière chaque buffet 2 ou 3 cuisiniers qui font préparer les plats devant les clients et des serveurs qui courent partout. On m’installe dans le coin des amoureux (que des tables de deux…) et on me donne deux plaques avec le numéro de la table dessus.

Forcement, je m’interroge, je me lève et fait le tour du resto pour comprendre le system. Je suis obligé d’arrêter un serveur pour lui demander, encore une fois il ne parle pas anglais.. Au bout de 3 minutes je me retrouve entouré de 4 serveurs et d’un chef de rang qui tente de m’expliquer. Au bout d’un moment je comprends, je peux prendre tout les plats que je veux sur le buffet ! Et si le plat n’est pas dispo ou demande une certaine préparation, je n’ai qu’a laisser le petit jeton devant l’étiquette correspondante au plat que je veux et un serveur l’amènera directement à ma table… Pour récompenser mon intellect super développé un serveur me donne une poigné de petite tablette en disant a ces collèges un truc en chinois que devait s’approcher de « Je lui en donne plein histoire qu’il ne nous fasse plus chier… ».

Et là c’est parti, je me balade dans le resto et je pose mes petits jetons à tout va, comme je suis encore le seul blanc dans la salle, les cuisiniers sont super sympa, m’invite à goûter leurs plats et me conseil sur les accompagnement à prendre.

Se faire apporter plein de petits plats les un après les autres et a chaque fois découvrir de nouvelles savoir c’est magique… on à l’impression d’être un roi (Cf. en dessous).

Au menu :

- multitude de brochettes de poissons
- sushi, sashimi et autres cornets préparés en fonction de ce que je pointais du doigt avidement.
- Consommés de fruit de mers.
- Tête de saumon grillé au poivre (excellent !)
- Plein de petits trucs à la con super bon, mais indescriptible…
- Des fruits exotiques frais à gogo
- De la gelé de rose
- Des pâtisseries portugaises
- Un thé japonais sublime avec des petits gâteaux aux jasmin.

Tous ces plats les un après les autres, c’est vraiment enivrant.

JO : l’endroit incontournable
GO : la demeure du roi
YA : boutique japonaise.

Ca résume bien l’esprit du restaurant.

Une petit animation Flash pour voir à quoi ça ressemble http://www.jogoya.com.tw

  • Sortir : Brown Sugar Baby…

Juste à coté du restau, Le club de Jazz de Taipei. En bas d’un building rempli de bureau, tout ce qu’il a de classe, on se croirait dans un club de jazz branché de NY.

Je commence par un petit cocktail au bar pour « tâter » l’ambiance. Groupe live avec une chanteuse de Boston qui alterne jazz moderne, les grands standards et des trucs un peu funky. La salles est à moitié pleine, mais c’est mieux comme çà. Au bout d’un moment une superbe fille vient me demander si je n’ai besoin de rien, je décline la proposition avec le sourire, elle restera derrière moi à quelque mètres toute la soirée… si jamais je change d’avis.

Grand moment, lorsqu’un chinois rentre dans le club, costard blanc, nœud pape noir et panama un peu sur le coté. A son bras une petit pépé et deux molosse qui les entourent. Dés son arrivée les serveurs commence à s’agiter, on lui apprête une table au milieu de la salle, un serveur lui apporte une petite jarre (du saké ?) et la chanteuse entonne une nouvelle chanson « New York, New York », il kiffe…

Après deux cocktails, j’ai l’impression d’être dans un film du Chicago des années 20. Il faut que j’en profite. Je demande aux chefs des serveurs si je peux avoir un endroit plus confortable. Et c’est parti… on m’installe juste devant la scène, je demande un autre cocktail et s’ils ont des cigares. Alors ce sera un Monte-cristo numéro 4.

Et là deux heures de kiffe non-stop, la musique plein les oreilles, le superbe cigare aux lèvres, la pute de luxe derrière moi et le mafioso local sur ma gauche, la chanteuse qui voit que je kiffe et qui me montre du doigt en chantant « It has to be you... » … HaHaHa…

  • Taipei, by night…

Pour finir en toute bôté, je rentre tranquillou en marchant, finissant mon cigare avec ghinzu a fond dans le casque… rien à dire tonight was a good day.